Le premier avril est le jour du poisson d’avril, le jour où tout le monde se fait des blagues et des farces.
La farce du jour à Bruxelles fut celle d’un groupe de Turcs : incendier l’association des Kurdes peu après minuit.
Lorsque j’ai entendu cela, j’ai cru qu’on me blaguait. Mais j’ai eu tord : cette incendie avait vraiment eu lieu.
Cependant, je n’ai pas été choquée : il fallait s’y attendre. En outre, j’ai déjà vécu cette scène sept ou huit ans auparavant : des Turcs avaient incendié l’association des Kurdes. Finalement, ces derniers avaient créé une nouvelle association.
Les Turcs, vu qu’ils n’ont rien remporté en incendiant ce local, pourquoi ont-ils répéter la même situation ?
Si c’étaient les Kurdes qui mettaient le feu à un des cafés ou associations turques, ça aurait été le scandale. « Les terroristes ont dévasté le café des Turcs. »
Ces deux races ont, malgré tout, une certaine similitude dont les points en commun sont l’acharnement, l’obstination, l’opiniâtreté,…
Si les Kurdes se réunissent devant les ruines de leur association et restent là à protester, à lancer des slogans et se plaindre auprès du bourgmestre, il ne faut pas s’étonner que les Turcs en font de même.
Ce qui était décevant c’est le fait que le groupe turc était constitué que de jeunes hommes. Or chez les Kurdes, en plus des jeunes hommes, il y avait des femmes, des enfants, des vieillards,… Ce que moi je conclus de cela, c’est que même les femmes et enfants kurdes ont du courage pour s’opposer aux Turcs.
Je dois avouer que les Turcs étaient plus violents, plus nombreux et prêt à pulvériser tout ce qui leur coupait le chemin. C’est pourquoi la police a dû les disperser avec leur autopompe.
C’est alors que s’est produit la catastrophe : tous les jeunes turcs enragés, hormis ceux qui ont été arrêtés, se sont dispersés dans les rues de Saint-Josse-ten-Noode et ont lapidé toutes les voitures qu’ils rencontraient. Ce qu’ils lançaient n’étaient pas des pierres ou des cailloux mais des briques.
Bon sang !!! Qu’ils aillent causer des désastres dans leurs pays. Ici, c’est l’Etat belge qui paye tout ce qu’ils abîment. Ils n’y arriveront jamais à régler un tel problème de cette manière car il s’agit d’un conflit qui a presque cent ans d’histoire et une vingtaine d’année de guerre.
Ne me comprenez pas mal : je ne défend pas les Kurdes malgré que j’en sois une mais je raconte ce qui s’est réellement passé. Ce que je n’admets pas est cette hostilité entre ces deux groupes d’origines similaires. Elle ne devait jamais avoir lieu car nous vivons dans un pays paisible.
Déjà que nous ne voulons pas cette guerre à l’est de la Turquie qui oppose l’armée de ces deux races partageant le même territoire, déjà nous attendons sa fin le plus tôt possible, avant qu’il n’y ait plus de victimes, et si en plus le peuple se bat en pleine ville, ce conflit ne terminera jamais.
Cette hostilité est injuste car à cause d’un certain nombre de loups gris, tous les Turcs semblent ennemis à l’égard des Kurdes. Or, une grande partie des Turcs, surtout en Belgique, s’entendent bien avec les Kurdes et n’importe quelle autre race.
Donc, j’approuve l’idée que Jean Demannez défend : vu que quasiment tous les habitants de Saint-Josse-ten-Noode sont des étrangers, ils devront bien s’entendre pour pouvoir vivre ensemble. Bien entendu cela devrait être valable pour toutes les communes.
Eylem Aydemir
05/04/2007 - 14:23