Voici l’équation du bonheur humain : bonheur = liberté.
Nul n’est heureux s’il n’a pas la liberté d’agir, de s’exprimer, de faire ses propres choix, de prendre ses décisions,…
Connaissez-vous un prisonnier heureux ? Ou un vacancier malheureux ?
Une femme dépendante de son mari, un enfant influencé par ses parents, un adolescent dont les parents choisissent son futur métier,… Je ne suis pas convaincue que ces gens-là soient heureux, vu qu’ils ne sont pas libres.
Il existe une infinité d’exemples dans tous les domaines. En voici quelques uns :
Dans la politique, un révolutionnaire qui ne peut exprimer son mécontentement envers le gouvernement tentera un coup d’Etat pour se faire entendre.
Dans la religion, par exemple l’Islam, une jeune fille ne porte pas de foulard parce qu’elle n’a pas la volonté. A-t-elle commis un péché en faisant le choix de ne pas porter le foulard ? Sa liberté de choisir, est-ce un péché ?
Démontrons notre équation par l’absurde : on a dit jusqu’ici que l’Homme libre était heureux. Peut-on maintenant considérer que l’Homme heureux est libre ?
D’abord, nous devons accepter que personne n’est absolument heureux, ni totalement libre car il y a des moments dans la vie où l’Homme n’a plus de choix, où c’est la loi naturelle qui impose ses choix.
Imaginez que vous êtes gravement blessé lors d’un accident de voiture. Vous voulez vivre mais cela n’est pas dans vos mains, c’est la loi de la nature qui déciderait si vous vivrez ou pas.
En mathématique, lorsqu’on change les signes d’un coté de l’équation, on doit également changer ceux de l’autre coté pour conserver l’égalité :
« L’Homme heureux n’existe pas, de même que l’Homme libre. »
C’est-à-dire que si l’Homme heureux avait existé, il aurait été libre. (CQFD : ce qu’il fallait démontrer)
Nous pouvons donc conclure que le chemin du bonheur passe par la liberté et que la liberté n’a aucun sens sans le bonheur.
Eylem Aydemir
20/08/2007 - 18:39